Les historiens de la Déportation nous renseignent sur la réinsertion des Acadiens au Canada quelques années après la conquête. Yamachiche est une des paroisses de la vallée du Saint-Laurent qui a accueilli un contigent d’anciens déportés. En 1767. ce fut le cas des Landry, venus de Chelmsford, Massachussets où ils avaient endurés de terribles épreuves à servir, pour une maigre subsistance, des employeurs et des maître anglais qui les traitaient (maltraitaient serait plus juste) comme prisonniers.

La photo du haut montre un des plus anciens édifices de Chelmsford (Old Garrison House, 1691), que les Landry ont très probablement vu.

Pour les déportés au Massachusetts, on peut lire en particulier les pages 73 et 74 du livre d’André-Carl Vachon, « Les déportations des Acadiens et leur arrivée au Québec ».

Une douzaine d’années après son arrivée à Yamachiche, Joseph Landry quittait la terre paternelle pour un voyage au Nord-Ouest, en tant que gouvernail de canot pour le marchand Venant St-Germain. L’engageur était son concitoyen Toussaint Lesieur, qui travaillait pour le même marchand en tant que commis de poste de traite. En même temps que Landry, ses cousins Guidry dit Labine, demeurant à Nouvelle-Acadie (Saint-Jacques-de-Montcalm) partaient pour la région des Grands Lacs, pour le compte des marchands William et John Kay.

Pour ces fils de familles déportées, cette aventure était d’abord une façon de gagner d’importants revenus. Les Acadiens avaient peu de capital pour aider leurs enfants à s’établir.

Joseph s’est marié en 1787, avec une demoiselle Comeau de Pointe-du-Lac. Lors des baptêmes de ses enfants, il s’est déclaré à plusieurs reprises « tonnelier », métier qu’il a peut-être appris « en Haut ».