Précisons tout de suite qu’un chercheur non averti risque de s’égarer s’il cherche des voyageurs (traite des fourrures) originaires de Louiseville. Quand cette ville a changé son nom de Rivière-du-Loup à Louiseville, le temps des voyageurs était à peu près révolu.

Se sont embauchés en se disant de Rivière-du-Loup plusieurs centaines de braves jeunes gens, selon ce que nous apprend la base de données de la Société d’Histoire de Saint-Boniface (Manitoba). En 1818, Pierre Latang s’en va à la Rivière Columbia, au service de la Cie du Nord-Ouest et pour une durée de trois ans. Il sera bout de canot durent le voyage, et chasseur là-bas. En 1820, c’est pour la Cie de la Baie d’Hudson que Jean-Baptiste Navarre s’en va dans le Nord-Ouest, pour 4 ans, au salaire de 800 livres de vingt sols, par année. Son équipement, selon le contrat, comprend une couverte de trois points, une couverte de deux points et demi, deux chemises de cotton, une brasse de drap, un mouchoir de soie, un mouchoir de cotton neuf Liv de tabac un grand et un petit couteau une paire de souliers de peau de boeuf, et un collier

À la même époque furent voyageurs des Desjarlais, des Bourassa, des de Carufel, des Picotte et autres. Du régime français jusqu’à l’époque des Patriotes, plus de 500 voyageurs de Louiseville/Rivière-du-Loup ont signé pour le Pays-d’en-Haut. Ils se joignaient à ceux de Maskinongé et de Yamachiche, paroisses voisines, d’où partaient de remarquables voyageurs cadiens, comme je le raconte dans Cadiens et voyageurs .