Je vous entends dire: Quel intérêt de parler des marchands et des curés dans un même article?

La photo à la une servira d’introduction à mon explication. Il s’agit du presbytère de la paroisse Saint-Michel de Sillery. Remarquez son appareillage de pierre soigné, son toit en pavillon fortement tronqué et son trio de lucarnes à fronton de conception peu répandue. Le presbytère occupe une section tranquille sur son cap solennel. Il serait de 1852-54. Il s’agissait à l’origine de la maison du commerçant de bois Patrick McKinenly qui céda sa propriété en 1847 en raison de difficultés financières.

Le fait qu’un curé ait vécu dans une maison de marchand est peut-être anecdotique, mais j’y vois une sorte d' »équivalence » de statut entre les gens d’affaires et les chefs catholiques de paroisses, à une certaine époque.

Par ailleurs, les curés furent souvent, du moins dans les quartiers relativement prospères de nos villes, de bons clients des marchands locaux. À Sillery, en 1901, le curé Maguire s’approvisionnait peut-être de temps à autre chez les marchands Falardeau père et fils. Comment nous trouvons ces noms de marchands? Dans les recensements du Canada. Alexandre-Eustache Maguire fut curé de Saint-Columb-de-Sillery de 1894 à 1934.