Tiré du chapitre 5 de Cadiens et voyageurs

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pages 140-141

Au fort Chipewyan, James McKenzie inscrit dans son journal, le mercredi 1er janvier 1800: « Ce matin avant l’aube les hommes selon la coutume ont tiré deux grande vollées en l’honneur du Nouvel An & ensuite entrèrent pour être récompensés comme d’habitude avec du Rum & c. Quelques-uns d’entre eux pouvaient difficilement se tenir debout avant de sortir. Tel était l’effet du jus de la grappe sur leurs cerveaux. Après le souper où chacun se servit si abondamment que rien ne resta pour les chiens ils eurent un bol de punch. » (…) Alexander Henry le Jeune, en 1803, mentionne la gent féminine lors d’une célébration du Jour de l’An, sans distinguer entre métisses et autochtones. Le tout tourne à la foire et Hendry se dit confronté une sorte de cérémonial où les hommes et les femmes boivent et se battent ‘pell mell’. »

p.138

« L’environnement de Fort Chipewyan disposait de deux ressources naturelles qui s’avéraient favorables à la fabrication de canots d’écorce durable, une spécialité de Cadien Gros Nez: une abondance de pins et d’épinettes fournissant la gomme de résine, et le bitume de sable des plages du lac Athabasca. Cette gomme et ce bitume servaient à produire le goudron pour étanchéifier les pièces d’écorce du canot. »

p.148

Capots: en hiver, les voyageurs portaient habituellement les capots à capuchon, faits de molleton ou de tissu à couverture. qui descendaient jusqu’à hauteur du genou. On les fermait avec une ceinture au lieu de boutons. Plusieurs peintures montrent des voyageurs portant des capots blancs ou bleus, mais Mireault préférait le gris, une couleur assez commune. Notons que les contrats d’embauche font rarement mention de capots pour les milieux, comme lui tandis que certains guides, interprètes et commis en obtiennent un. C‘est ainsi qu’en 1818 la CBH équipe le guide Antoine Payé, originaire de Rivière-du-Loup, d’un capot, d’une veste et d’un chapeau, en plus des morceaux habituellement fournis à un hivernant bien doté.