Parmi les villes de l’est du Québec qui se distinguent par la qualité de leur patrimoine bâti, Rivière-du-Loup compte trois presbytères à l’architecture remarquable.

La paroisse de Saint-Patrice est dotée du plus grand des trois, et son allure étonne par la similarité de sa façade avec un autre bâtiment du même quartier, l’ancien consulat des États-Unis. Voici ce qu’en dit la fiche du Répertoire du Patrimoine Culturel du Québec (Ministère de la Culture et des Communications).

Le bâtiment de pierre de trois étages, à soubassement surhaussé, est coiffé d’un toit à croupes tronqué surmonté d’une terrasse. Une galerie à deux niveaux ceinture le bâtiment sur trois côtés; elle est dotée de balcons en hémicycle et d’escaliers monumentaux. Le toit à croupes est tronqué, et les avant-corps coiffés d’un toit en pavillon pour les uns, à deux versants droits pour les autres. Les éléments architecturaux et ornementaux soit en bois, en pierre de taille ou en fer forgé. Les portails rectangulaires sont composés d’une porte à vitrage ornée de motifs sculptés et d’une imposte vitrée. Il y a des baies en saillie, des fenêtres rectangulaires dont certaines sont jumelées, des fenêtres cintrées, et des lucarnes engagées à pignon dont les fenêtres sont à arc surbaissé.

Voici l’éclectisme à son meilleur. Construit en 1909, ce grand presbytère aurait pu devenir siège épiscopal, si les voeux de son curé avaient été exaucés.

Tiré du livre Les presbytères anciens du Québec, p.101.