Marguerite Ferland, fille de l’ancêtre immigrant François Ferland, a épousé en 1698 Martin Côté fils de Mathieu Coté et d’Élisabeth Gravel. Le couple demeurait sur la terre no. 43 (terrier de Léon roy) à environ 12 arpents à l’ouest de l’église de Saint-Pierre, île d’Orléans. L’inventaire au décès des biens du beau-père de Marguerite (le défunt était en communauté de biens avec la dame Gravel) est particulièrement significatif parce que plusieurs de ces objets se trouvaient dans la maison que Marguerite a habitée (avec sa belle-mère), suite à son mariage. La durée de cette cohabitation fut longue, jusqu’à la mort d’Élisabeth Gravel en 1707.

Ces données archivistiques forment un témoignage intéressant de la culture matérielle que Marguerite (et d’une façon plus générale toute le clan Ferland), a connue sur l’île d’Orléans à cette époque.

Voici les meilleurs éléments de l’inventaire:

Vaisselle: Au début du 18ème siècle, les Côté-Ferland avaient plus de vaisselle que les orléanais de la génération précédente.  Chez eux, il y avait plusieurs terrines dont trois contenaient du beurre, ainsi que deux cruches de terre, deux barils et une baratte.  

Linge de table: on compte six nappes et autant de serviettes, et cinq aulnes de toile. En matière de couvertures pour le lit, quatre linceux

Meubles: une porte de poêle, lequel chauffe peut-être la rallonge de la maison (voir plus loin).

Chez les Côté-Ferland, la maison «quasi neuve» est couverte de planches et de bardeaux, elle est de 18 pieds en carré mais elle a une rallonge de 15 pieds. Il y a du blé et de la farine dans le grenier, de la quantité de 76 minots, ainsi que 8 minots d’avoine et 2 minots de pois. Dans la « salle », il y a une crémaillère d’un type un peu particulier, faite de plusieurs crochets et d’une petite chaîne.