Voici un autre article dérivé de mes trouvailles via Pistard (Banq). Il s’agit de deux problèmes de régie sociale à l’Île d’Orléans au 18ème siècle.

Premier cas: les « sauteux » de clôtures

Ordonnance de l’intendant Hocquart qui fait défense aux habitants de Saint-Pierre de l’île d’Orléans de passer directement ni indirectement par-dessus les clôtures soit pour abréger leur chemin ou pour courir après les tourtes quand ils vont chasser; ordre de passer par les chemins de Roi ou sentiers pratiqués pour la commodité des uns et des autres à peine contre chacun des contrevenants de dix livres d’amende applicable à la fabrique de la paroisse de Saint-Pierre . – 23 juillet 1740     E1,S1,P3255. Fonds des Intendants, BAnQ Québec

Il fallait bien sûr que le capitaine de milice attrape les contrevenants, et ensuite qu’il se fasse payer…

Deuxième cas: des chevaux qui traversent l’Île

Ordonnance de l’intendant Jacques Raudot qui porte que les particuliers de la paroisse de Saint-Laurent, île d’Orléans, dont les chevaux auront été pris et saisis sur les grèves des habitants de la paroisse Saint-Pierre seront tenus de les réclamer et retirer vingt-quatre heures après qu’ils en auront été avertis et de payer l’amende de cent sols portée par l’ordonnance du 23 juin, et, à faute de les retirer dans ledit temps, qui permet aux habitants de Saint-Pierre de faire vendre lesdits chevaux à la porte de leur église pour être payés de ladite amende . – 30 juin 1711, E1,S1,P822  Fonds des Intendants, BAnQ Québec

Ici, les habitants de Saint-Pierre ont bien ri si le bonhomme Untel, parti pêcher pour quelques jours dans le bas du fleuve, avait mal attaché son cheval. À son retour, il devait le racheter…de l’autre côté de l’île.