(Crédit photo: Jean-François Rodrigue 2006, © Ministère de la Culture et des Communications)

La photo ci-dessus (2006, montre une maison de 1845, classée patrimoniale par le Ministère (québécois ) Culture, Communication et Condition Féminine. Si vous avez la patience de me suivre, l’image va me servir à vous raconter son histoire, et celle de la « maison » (au sens généalogique et nobiliaire) des D’Ailleboust de Manthet. Notez cependant qu’une restauration a rafraîchi le bâtiment depuis la photo ci-haut. Voir https://www.facebook.com/centredentaireak/

Le bâtiment porte le nom d’une femme qui en a hérité alors qu’elle avait 51 ans. La fiche du MCC nous apprend qu’en 1864 « Marie-Sophie d’Ailleboust de Manthet reçoit, de la succession de son oncle John Lewis Forbes et de sa tante Marie-Marguerite-Esther Testard de Montigny, une maison située à Sainte-Geneviève (Montréal). Elle y habite avec sa soeur jusqu’à sa mort. Elle est décédée à Sainte-Geneviève le 28 avril 1884. » Monsieur Forbes était médecin.

Les D’Ailleboust formaient une des grandes familles de l’histoire du Canada. Ils descendaient des médecins de François 1er et de Henry 4! (Je vous écrirai bientôt un autre billet montrant la grandeur de cette « maison »)

La fiche du MCC décrit le bâtiment comme suit:

«L’habitation témoigne des goûts de la bourgeoisie en matière d’architecture résidentielle au cours des XIXe et XXe siècles. Construite en 1845, la maison se distingue des habitations rurales du secteur par ses dimensions, son parement en pierre taillée et sa composition architecturale soignée. Le bâtiment comporte plusieurs éléments influencés par l’esthétique du mouvement pittoresque, qui préconise un rapport étroit entre l’architecture et la nature. À l’origine, la maison possédait un toit en pavillon aux larmiers formant des avant-toits, une galerie sur quatre côtés et de grandes portes-fenêtres en façade principale qui permettaient aux occupants de profiter de la nature environnante. En 1932 et 1933, la résidence est mise au goût du jour. Le toit en pavillon est remplacé par un toit à quatre versants tronqué, et la galerie disparaît au profit d’un porche en hémicycle à colonnes surmonté d’un balcon. « 

C’est encore une personne de la profession médicale qui occupe la maison. Le Dr Alice Khieu, dentiste, a mis plusieurs années à restaurer le bâtiment. Lors d’événements spéciaux, elle en fait faire la visite.