Les démolitions de bâtiments patrimoniaux ne peuvent pas tous être empêchés. Mais dans le cas du Couvent de Sainte-Élisabeth, s’il y avait eu de la part du Gouvernement du Québec une politique plus engagée concernant des bâtiments de ce genre qui sont sa propriété, on n’en serait peut-être  pas à se demander quelles pierres ou morceaux de fronton pourraient être conservées.

Le temps a fait ses ravages, dans ce bâtiment comme ailleurs. Des architectes et des fonctionnaires de bonne foi pourraient peut-être faire quelque chose comme un sauvetage intelligent de plusieurs parties du couvent. Mais les ravages du temps sont aussi le fait de la culture des élites québécoises, comme de la majorité de sa population, à ce qu’on commence à constater. En clair, peu de gens tiennent vraiment au patrimoine bâti, comme à d’autres pans de notre identité et de notre histoire.

Mais je ne me décourage pas tout de suite. Attendons, ce sera un test, pour les 500 autres couvents en attente ou bien de nouveaux usages, ou bien des becs de « vautours floridiens » (expression que j’explique en privé seulement, car elle fait très mal paraître les gens concernés).