Après son « stage » au Cap Tourmente, l’immigrant François Ferland aurait pu demander en concession une terre à défricher.

Sa stratégie fut tout autre. Au printemps 1678, il s’engage pour un an à Denis Roberge, propriétaire de la terre portant le no. 36 sur la carte de l’image en bandeau ci-haut (cliquez sur cette image). C’était un bon établissement, mais comme l’employeur était un bourgeois, il n’y travaillait pas lui-même. Le sieur Roberge, impliqué dans la gestion des affaires du Séminaire de Québec, connaissait François parce que ce dernier avait travaillé sur une terre du Séminaire (voir article antérieur sur ce blogue) entre 1674 et 1677. Roberge pouvait ainsi juger de la valeur de Ferland comme employé de ferme.

Mais un an plus tard, François met Roberge devant une alternative: « tu me loues ta ferme pour quelques années, ou je m’engage pour un autre ». Il va gagner son point, et ce bail fut une bonne affaire pour les deux. François allait se marier peu après, et son épouse, veuve de Jacques Paradis, amena ses enfants sur la terre no. 36. Plus tard, les Ferland-Milloir auraient une nouvelle maison sur une ferme bien à eux.

Le détail de cette histoire paraîtra dans le Tome 2 de mon livre-brochure Du Poitou à l’Île d’Orléans, en Mai prochain.