La patronne de la paroisse (unité religieuse) de Sainte-Élisabeth est Sainte Élisabeth de Hongrie. Une « légende des roses » est attachée à sa personne. Une histoire qui se perd dans les chemins obscurs du Moyen-Âge.

Sur Wikipedia, sans citer les sources mais avec une crédibilité raisonnable, on écrit: « On dit qu’elle portait secrètement du pain aux pauvres d’Eisenach, à pied et seule, ce que réprouvait son mari. Un jour qu’il la rencontra sur son chemin, celui-ci, contrarié, lui demanda ce qu’elle cachait ainsi sous son manteau. Elle lui répondit d’abord que c’étaient des roses puis, se rétractant, elle lui avoua, pour finir, que c’était du pain et lorsque son mari lui ordonna alors d’ouvrir son manteau, il n’y trouva que des roses : c’est le miracle de sainte Élisabeth de Hongrie. »

De quelle rose s’agit-il dans cette légende? Probablement la Rosa des Romains, de l’ordre des Rosacées. Une légende semblable est attachée à Sainte Élisabeth du Portugal.

Le 18 mai, le Comité Image et Revitalisation de Sainte-Élisabeth (Lanaudière) offrira, lors de l’événement Le jardin d’Élisabeth, 4 sortes de fleurs, dont la Rose Trémière, qui en fait est une sorte de mauve, de l’ordre des Malvacées. Qu’en est-il de l’histoire de cette fleur Rose Trémière? Elle aurait été rapportée de Turquie par les croisés, au Moyen-Âge. Trémière serait une forme ancienne pour oustremer.

J’ai une préférence intuitive pour cette rose-là. Difficile à expliquer, peut-être que ça me rapproche de Guillaume Freland, compagnon du duc Guillaume IX d’Aquitaine lors d’une croisade en Terre Sainte. Le duc était un peu poète, du genre à rapporter des fleurs en plus de ses cicatrices. Et Guillaume Freland a eu un petit-fils troubadour, Bref, une légende en attire une autre….

Sur le plan pratique, ses fleurs sont comestibles et ses feuilles feraient des tisanes. Quelqu’un veut essayer? En cas de mort subite suite à cette ingestion, on mettra sur votre monument au cimetière, un bouquet de …Roses Trémières.