Des centaines de maisons anciennes disparaissent au Québec à chaque année. Dans la majorité des cas, elles ne jouissaient d’aucune protection de la municipalité concernée ou du Gouvernement du Québec.

Ce sont les municipalités qui sont censées être les premiers responsables de la protection et de la sauvegarde du patrimoine immobilier résidentiel. Or, dans beaucoup de cas, les élus manquent de connaissances en la matière, sinon d’intérêt ou de volonté pour agir, face à une population dont la culture nationale est en train de se dissoudre dans les Netflix, les CDs de musique étrangère, et les hivers à Tampa Bay.

Dans d’autres cas, les élus et les gens de la place aimeraient faire plus, mais il y a manque de fonds. Les propriétaires n’ont pas l’argent, ou ne sont pas prêt à mettre les énormes montants requis pour restaurer leur bâtiments de la bonne manière. Pour l’entretien simple, la peinture par exemple, on peut y voir aussi un manque de fierté doublé d’une certaine imprévoyance.

Pourtant, l’argent existe. Il y a un Fonds du Patrimoine au Gouvernement du Québec. Nous avons Loto-Québec, qui pourrait comme en France établir un loterie de financement du patrimoine. Dans plusieurs pays, il existe des fondations privées. Mais au niveau régional, rien.

Au départ, il faut un peuple qui aime son histoire, et qui aime aussi et assez les belles maisons que nos prédécesseurs ont bâties avec goût, avec style.

La photo ci-dessus est de ma collection. C’était la maison des traversiers et menuisiers Larose, à  Repentigny. Elle a été belle autrefois. La Ville de Repentigny l’a fait déconstruire, en permettant à tout le moins à la famille d’en emporter les morceaux…hors de Repentigny.