Voici le premier de 3 articles sur un cas patent de mauvaise gestion du patrimoine par une ville. Je ne vais pas l’identifier, histoire de garder votre attention par le moyen de l’intrigue. Appelons-là « Ville N » (vilaine, en fait…).

Dans ce premier article, je vous donne quelques éléments de l’histoire de quelques démolitions survenues sur le territoire de la « vilaine élève ».

Il y a plusieurs décennies, alors qu’une Société d’Histoire et de Patrimoine dynamique oeuvrait sur son territoire, Ville N. a laissé démolir la maison R., témoin d’une famille pionnière des lieux. Le bâtiment abritait un resto, et son état laissait à désirer, mais le tout était récupérable. Il y eu tollé, et ensuite pelletées.

De temps à autre, la chose s’est répétée. La Société d’Histoire de Repentigny, essouflée, est disparue elle aussi. Ville N. grossisait, comme un champignon de banlieue.

Il y a quelques années, j’ai écrit un article dans un journal local sur la maison des traversiers L. (nom claviardé, pour ne pas trop vite frapper la pauvre ville de plein fouet), qui apparait sur la photo ci-haut. J’avais alors prédit que la Municipalité allait la faire enlever. Le Directeur des communications de l’époque avait protesté le contraire dans un communiqué au journal. Eh bien, la mauvaise foi l’a emporté! Elle n’est plus là (la maison; la mauvaise foi, elle, est troujours là).

Un atelier d’histoire existe aujourd’hui à Ville N. Il gère très bien certains pans de festivités à saveur nostalgique de Ville N. Mais pour le patrimoine, c’est un peu compliqué. Ne pas risquer de froisser, ni de perdre les petits argents pour faire rouler l’atelier.