Qu’en est-il de la place du patrimoine immobilier dans la vie sociale des petites communautés rurales au Québec?

Commençons par une phrase tirée d’une brochure du Ministère de la Culture (Québec), publiée il y a quelques années:

« Les citoyens ont eux aussi un rôle de premier plan à jouer en matière de patrimoine, que ce soit parce qu’ils sont propriétaires de biens patrimoniaux et qu’ils doivent de ce fait, assurer leur conservation, ou parce qu’ils proposent à leur municipalité ou au ministre qu’un statut soit attibué à une élément qui à leur avis a un intérêt patrimonial ».

Assurer leur conservation:

Q: Que se passe-t-il s’ils/elles n’en ont pas les moyens? Et s’ils/elles ne sont pas intéressées?

R: Il y a maintenant des fonds du Gouvernement du Québec pour payer une partie des frais (e.g. pour réparer les fenêtres ou peindre des murs de briques). Le désintéressement, c’est autre chose. Parfois, c’est une question de manque d’information, de préjugés, mais c’est aussi une question de valeurs personnelles.

Dans plusieurs villages, les disparitions de maisons anciennes se produisent encore (lentement, heureusement, mais inexorablement). La dégradation de quelques autres devient peu à peu problématique. S’il y a dans la Municipalité concernée un organisme local en patrimoine, il pourra déployer des efforts de sensibilisation auprès du public. Ainsi, dans Sainte-Élisabeth, on a réalisé un rallye patrimonial, des chroniques dans le Bulletin paroissial, une brochure sur les plus beaux bâtiments, etc.

Qu’il y ait ou non des citoyens pro-actifs en la matière, leur action devra s’appuyer sur les élus de la Municipalité. Un Conseil du Patrimoine est généralement un bon truchement pour sensibiliser conseillers et maire. Ce dernier, s’il s’avère lui-même soucieux de la chose, joue toujours un rôle-clef.

 

à suivre avec l’article no.2