(photo de l’ancien couvent de Sainte-Élisabeth de Joliette; coll. C.Ferland)

Dans l’article précédent, je soulevais les problèmes de manque de fonds, d’information ou d’intérêt des citoyens de petites municipalités pour la patrimoine local. Il faut nuancer, quant au cas spécifique de Sainte-Élisabeth.

Par exemple, la plus vieille maison du village, autrefois à un notaire Paquet, est la propriété d’Alain Laporte, garagiste, qui la préserve jalousement en assumant des frais importants pour un bâtiment où il ne réside pas.

La maison Barette (autre notaire), propriété d’Alain Ferland, a gardé la plupart de ses traits d’origine grâce aux bons soins de son proprio.

Mais c’est surtout du côté du patrimoine institutionnel que Sainte-Élisabeth se démarque positivement.La Municipalité a cité (citation légale) l’ancien presbytère en 2017. Son propriétaire a modifié certaines parties de son intérieur et le dossier est en suspens.Pour l’ancien couvent, la démolition a été suspendue en début 2019 grâce au travail de Pierre Desjardins, (Société des Amis du Patrimoine Bayollais, dite SAPB) appuyé par la Fédération des Sociétés d’Histoire du Québec. Y a contribué aussi l’intervention, auprès de la Ministre des Aînés, des Soeurs de la Providence suite aux démarches de votre serviteur  auprès de trois religieuses autrefois de Bayolle, dont la Supérieure Claire Houde.

Quant à l’église, une proposition de citation de la sacristie a été remise par la SAPB à une conseillère municipale, mais la démarche est suspendue jusqu’à ce que la Municipalité ait terminé ses négociations avec la Fabrique. Sainte-Élisabeth dispose d’un Conseil Local du Patrimoine, en vertu de la Loi sur la patrimoine culturel, ce qui la distingue comme avant-gardiste dans Lanaudière! Son avenir est incertain

à suivre